Le pire jour de l’année : où l’on découvre que l’écriture et le chocolat, c’est pareil

Depuis que j’ai commencé à écrire, j’ai rencontré quelques écrivains. Les plus sympas sont dans ma liste de blogs (déplacez un tout petit peu le regard vers la droite… oui, là). 
Et donc je suis régulièrement ces mêmes blogs. Ce qui est très contre-productif par moment, car comme en plus d’être sympa, ils sont talentueux et productifs, la comparaison n’est pas des plus flatteuses.
Et puis aujourd’hui, j’en suis venue à une résolution : si j’ai choisi de raconter le quotidien (enfin, à mon rythme c’est plutôt le mensuel) d’un auteur, alors il faut être un peu honnête et parler aussi de la journée où l’auteur feels like a looser
Mais alors, pas le petit modèle : le bon gros looser, le bien inutile, le boulet, quoi. 
Lundi soir, je parlais de déconfiture. Mardi soir, je parlais de débandade. Qu’avait-il bien pu se passer entre? …suspense, suspense… 
Déjà, j’avais eu cours. Quatre heures à causer de l’évaluation des politiques publiques : moral -1. Puis vient le moment de jeter un coup d’oeil à mon portable, et là horreur : un appel en absence des hautes instances !! Ce qui veut dire une chose : le comité de lecture a délibéré sur mon dernier texte. Bon, vous avez lu le titre de ce billet + les premières lignes, alors la réponse, vous la connaissez déjà, c’est un non en plomb massif. Moral? Quelque part par ici.
Je ne peux pas dire que je n’y sois pas habituée, en même temps, car si trois textes ont passé avec succès l’épreuve du comité de lecture, une bonne dizaine se sont fait recalés. Oui, oui, le pourcentage de réussite n’est pas terrible, mais j’y travaille, promis !  
Alors, qu’est-ce qui se passe dans la tête de l’auteur, à cet instant du drame ?
Mais… mais… Mes parents m’avaient dit qu’il était bien, ce bouquin ! 
– Les hypocrites.
– Personne ne me comprennnnnd !
– Pourquoi je suis restée devant mon PC cet été au lieu d’aller à la plage comme tout le monde, hein?
– J’en ai marre, je suis une looseuse, j’abandonne.
– Et puis l’écriture c’est pas pour moi de toutes façons, je vais me lancer dans la politique, plutôt.

Heureusement que le combo gagnant (session Skype en direct de Chine + session téléphonique de deux heures pour me faire plaindre par Papa et Maman + mails salvateurs d’un gentil directeur de collection) était là pour limiter les dégâts. Ça me fait un conseil de plus pour les novices de l’écriture : trouvez-vous votre combo gagnant à vous avant de commencer, c’est utile lors des journées comme ça. 
Bon, du coup, je n’ai pas arrêté d’écrire. C’est sûrement comme le chocolat : j’ai bien essayé, pourtant, et plus d’une fois, mais il faut croire qu’on y revient toujours. 
D’ailleurs, je m’en vais de ce pas manger un KitKat, moi.

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