Cinémascope

Le type le plus sexy du moment s’appelle Ryan Gosling. Il a beau porter des mitaines en cuir et un ignoble blouson avec un scorpion dans le dos (non mais ? un scorpion ?!), il crève l’écran dans Drive, de Nicolas Winding Refn. 

Un film surprenant, puisqu’il s’agit du réalisateur qui a aussi commis le film le plus plombant de ces dernières années, Le Guerrier silencieux – Valhalla Rising, ou l’histoire d’un guerrier muet qu’on suppose sous ecstasy.
The Driver se balade dans une ville bleue et noire, sous une musique qui ne cesse jamais d’être envoûtante. On ne sait rien de lui, à part qu’il est un as du volant. Il ne parle pas (on imagine le bonheur de l’acteur en découvrant la longueur de ses répliques). Il ne porte pas d’armes. Il se contente de conduire pour les gens qui le payent et, accessoirement, il vient en aide à sa voisine quand les ennuis débarquent à sa porte.
Les amateurs de tuning et de courses de bagnoles poivrées à la testostérone feraient mieux de passer leur chemin : ici, on est pas dans Fast Five. On conduit, certes, on massacre aussi quelques méchants, mais toujours avec classe.
Après The Driver, The Artist, ou l’étrange expérience du muet pour des gens habitués au bruit. Les premières minutes sont pénibles, la musique de fond trop forte (mais parlez un peu les personnages, bon sang, parlez!!!). Je me suis demandais si j’allais vraiment tenir les 90 minutes suivantes… Et puis je me suis habituée. Ce film est la preuve qu’on peut réussir à faire rire et à émouvoir sans dialogues. Jean Dujardin est charmant en ancienne idole du muet qui tombe peu à peu dans l’oubli, Bérénice Béjo mignonne, et il y a même le mec de la famille Pierrafeu qui joue un producteur. Mais c’est tout. Une expérience amusante, donc, mais rien d’inoubliable.

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