J’y suis!

Ca y est, l’année commence ! Après quelques heures de voyages (plus de temps passé dans les zones de contrôle de sécurité que dans l’avion), j’ai pu m’installer dans ma chambre à New Arthur Place, juste au pied d’Holyrood Park (que je vois de ma fenêtre… Enfin, juste derrière un gros tas de poubelles.)

L’appart n’est pas très grand mais c’est plutôt bien fait, même si je me dit que cinq filles pour une seule salle de bain ça va finir par saigner… Résumons: la traversée d’Heathrow, c’est fait, la première tournée des pubs, c’est fait, la cérémonie d’accueil avec bagpipes à l’entrée, c’est fait… Reste à faire les courses, quoi.

Bibliobus

Il y a des périodes d’écriture et des périodes de lecture. J’arrête d’écrire, complètement, je n’y pense presque plus et la boulimie commence. En vrac:

– Le Carnet Noir; Ainsi saigne-t-il; Le jardin des Pendus de Ian Rankin. Je me suis lancée dans les enquêtes de l’inspecteur Rebus uniquement parce que l’action se passait à Edimbourg: ça me semblait un bon moyen pour avoir une première approche de la ville… Et j’ai accroché avec ce personnage de flic bougon (dit comme ça, ça ne parait pas spécialement original, et pourtant!), surtout dans le Carnet Noir. Même le méchant de l’histoire a son charme, et Rankin n’hésite pas à mêler des thèmes un peu plus intéressants à ses enquêtes, qu’il s’agisse du nazisme et de la responsabilité humaine ou des réseaux de prostitution partant de l’Est.

– Le clan des Otori, t4 Le vol du héron de Lian Hearn. Ayant lu les trois premiers tomes il y a assez longtemps, je ne m’en rappelais pas spécialement. Juste un bon souvenir sur l’atmosphère générale… Et pourtant, on se replonge aussitôt dans ce monde fantastique et japonisant, lequel se rapproche d’ailleurs un peu plus du Japon antique avec la mention des barbares aux noms portugais. Et la fin… Digne d’un drame oriental!

– Neverwhere de Neil Gaiman. La grosse découverte de ma pile de livres ! Un roman de fantasy urbaine se déroulant dans l’étrange Londres d’En Bas, où tout semble décousu et sorti du passé, et où les personnages ont des noms plus bizarres les u ns que les autres: Porte, Anesthésie, Sable… Sans oublier le génial marquis de Carabas. On en profite en plus pour se familiariser avec le métro de Londres dont toutes les stations donnent lieu à une nouvelle surprise: il y a des Moines Noirs à Blackfriars, un comte et sa cour à Earl’s Court, un ange à Angel… Et jamais la plume de l’auteur ne se départit de son humour, même quand il s’agit des méchants, absolument uniques, autant par leur cruauté que par leur dégaine. J’avais vu le film Stardust (pas un grand chef d’oeuvre, il faut bien l’avouer), et ça ne m’avait pas vraiment donné envie de lire le livre, mais après avoir dévoré celui-ci et m’être rendue compte qu’il s’agissait du même auteur… Je le veux!!

– Dernière Morsure, d’Ariane Fornia: Je ne suis pas fan de ce type d’écriture, un peu trop alambiquée à mon goût, mais au delà de cela, j’ai été plutôt surprise par ce livre. Impossible de ne pas se reconnaître dans les portraits d’adolescents dressés par l’auteur, qui le fait avec un certain sens du détail et pas mal d’humour. Et je retiens encore plus le passage qui épingle les salons du livre: complètement vrai!!