Hello 2017 !

2016 aura été pour moi une année paradoxale – une année blanche, en fait, puisqu’après trois publications en 2015, il n’y a rien eu. Pendant ce temps, j’ai écrit, pas autant que je l’aurai voulu (mais bon, on est jamais complètement content, non ?), j’ai corrigé, j’ai patienté. 

Parmi les réussites : 

  • J’ai terminé d’écrire et de corriger « La Maison des reflets », qui sortira le 2 février chez Syros. Ça, je le classe dans la catégorie des grosses réussites parce que mine de rien, il m’a fallu beaucoup de travail et de re-travail pour en venir à bout ! 
  • J’ai également écrit le volume 2 du Club des Métamorphes, ma série jeunesse qui oscille entre policier et fantastique. Il s’intitule « Le chapiteau des ombres » et il paraîtra le 22 mars chez Rageot. Pour l’occasion, le volume 1 (« Le manoir aux secrets », pour ceux qui ne suivent pas, hein) ressortira en même temps mais avec une nouvelle couverture ! Je vous montre tout ça dès que je le peux. 
  • Écriture toujours, je viens juste de boucler un petit roman de SF pour jeunes lecteurs. Titre provisoire : « Dans la peau de Sam ». Premières corrections prévues pour ce week-end !
  • Enfin, j’ai entamé deux autres romans – un bon tiers de rédigé pour l’un comme pour l’autre à ce jour. L’un s’appelle « Ceux des limbes » et parle d’une communauté isolée sur une montagne fortifiée, dans un monde plein de zombies. Le deuxième n’a pas encore de titre, mais il oscille entre road-trip et huit-clos en plein début d’apocalypse.
  • « Le manoir aux secrets » a été sélectionné pour les prix Dévoreurs de livres et Lionceau Noir. « Le vent te prendra » est quant à lui en lice pour le prix du Vif d’or (inutile de préciser mon degré de ravissement face à un nom pareil !)

Bien sûr, il y a aussi eu quelques déceptions : parmi celles-ci, le sort du « Vent te prendra », justement, qui n’est plus publié à l’heure qu’il est. La collection In love n’ayant pas rencontré le succès escompté, elle a été arrêtée. C’est toujours un peu triste quand ça arrive, d’autant plus quand le roman a eu une durée de vie aussi courte, mais c’est comme ça. Si vous comptiez vous procurer ce bouquin, dépêchez-vous, il ne va pas tarder à être collector ! De mon côté, je dois avouer que je ne sais pas quoi en faire. Le proposer à d’autres éditeurs pour une éventuelle reprise ? Le publier moi-même en version numérique ? Je réfléchis. 

Au niveau perso, 2016 a été super-cool aussi. Pas mal de voyages, avec des destinations que j’ai vraiment aimé découvrir : le Mexique, New-York, Lisbonne… 

Et les objectifs 2017 ?

En dressant ce bilan, je me rends compte que j’ai écrit plus que je ne le pensais. Pour 2017, l’enjeu est de continuer sur cette lancée, tout en accompagnant (et surtout en profitant) de la sortie des trois ou quatre romans à venir. En résumé, il faudrait :

  • Terminer mes deux romans en cours, avec un gros focus sur « Ceux des limbes » que j’aimerai finir pour février. 
  • Écrire le volume 3 du Club des Métamorphes.
  • Et puis c’est tout pour l’écriture, car il y aura pas mal de déplacements : dans les écoles de Normandie pour les Dévoreurs de livre, à Lyon, à Lens… 

 

Un été studieux

La dernière fois, nous nous quittions sur un suspense insoutenable (euh, non ?) : il était question de réponses en attente et j’étais très, très impatiente. Eh bien, ça va mieux, figurez-vous ! Car les deux romans en question ont trouvé leur éditeur. J’ai d’ailleurs profité des vacances pour bosser un peu, puisqu’il a fallu corriger les deux – corriger, ça n’avait pas l’air si compliqué, comme ça… mais en fait, c’était plutôt une question de réécrire.

Je viens donc de terminer la réécriture/correction de La Maison des reflets, qui paraîtra en février 2017 chez Syros. Pour celui-là, j’ai travaillé un peu différemment puisque j’ai été accompagnée par un directeur de collection : Denis Guiot, à qui l’on doit notamment les collections Autres Mondes chez Mango et Soon chez Syros. Denis m’a accompagnée à chaque étape : en amont, lors de la réflexion sur la thématique principale et le synopsis, puis lors de l’écriture. Ensuite, j’ai à nouveau repris mon texte en fonction des retours de Syros. Maintenant, il est à nouveau chez l’éditeur, et j’attends son avis.

Aussitôt terminé, je me suis lancé dans les corrections du Chapiteau des secrets (titre provisoire qui ne devrait pas résister longtemps), petit roman qui paraîtra en 2017 aussi, mais chez Rageot. Je n’ai pas encore tout fini, mais tout devrait être bouclé pour la fin du mois !

Corriger, encore et encore

En ce moment, je travaille sur beaucoup de projets à la fois, ce qui n’est pas dans mes habitudes (et qui m’a donc pris un bon moment d’adaptation). Au programme, notamment, les corrections de « Dresseur de Fantômes », qui paraîtra le mois prochain chez l’Atalante, ainsi que celles d’un roman prévu pour l’année prochaine. Car on ne passe pas directement de la phase » écriture » à la phase « impression » ! Avant cela, il y a un gros travail de relecture et de correction qui est à la fois effectué par l’éditeur et par l’auteur.

La première étape est celle du débroussaillage. Il s’agit de traquer les incohérences dans l’histoire, de réécrire les passages les plus confus, de raccourcir ce qui ne mérite pas qu’on lui accorde autant de place, de rallonger ce qui n’est pas assez détaillé, et surtout pour ma part, de vérifier que les personnages se tiennent. Il m’est par exemple déjà arrivé de supprimer un personnage qui n’avait pas d’impact dans l’histoire, ou à l’inverse de reprendre tout un roman pour donner à un autre personnage sous-estimé sa place réelle. 

Un exemple de premier jet : des pages couvertes d’annotations par l’éditeur, afin de guider l’auteur dans ses corrections. 

Une fois cette étape achevée, je reprends le texte pour le débarrasser de ses scories : c’est le moment du polissage. Comme je corrigeais en même temps mes deux prochains romans, je me suis aperçue avec effroi que j’avais deux gros défauts. D’abord, j’ai une grosse tendance à user et abuser des adverbes. C’est bien simple, j’en colle partout, et lors des corrections, c’est un massacre. J’ai également du mal au niveau des descriptions des réactions physiques de mes personnages (ce qui donne à peu près quinze « il fronça les sourcils » et vingt-sept « elle eut un demi-sourire » par page). Mais il faut aussi régler leur sort aux répétitions, qui alourdissent le texte, comme aux fautes d’orthographe. Enfin, un dernier type de détail auquel je prête une grande attention : les bêtises qu’on écrit sans réfléchir. Un exemple ? Dans mon premier roman, mes personnages se rendaient à une foire médiévale, au cours de laquelle ils croisaient un montreur d’ours. Je me souviens avoir écrit « L’ours mesurait plus de vingt pieds de haut ». Soit 6 mètres, salut la crédibilité.

Et la version « épreuves », mise en page comme le roman final

Dernière étape, enfin, celle des épreuves, où l’on reçoit le texte mis en page pour une dernière lecture. Une fois validés, ces épreuves sont transmises à l’imprimeur et le texte devient enfin livre.

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