In Love + 10

Salut les beaux gosses ! 
Dix jours déjà que « Le vent te prendra » est en librairies, aux côtés de ses collègues de la collection In Love. Je suis vraiment heureuse et fière de l’accueil qui a été fait à ces livres, parce que, mine de rien, c’était un gros défi ! Fière aussi de l’objet livre, magnifique avec son rabat, et qui a réussi à attirer les regards lors de sa première sortie officielle au Salon du Livre de Paris, la semaine dernière. J’en profite d’ailleurs pour remercier tous ceux qui sont passés me voir pendant ces deux jours ! 
Super, on m’avait collée à côté d’Olivier Gay
Si vous avez loupé ce grand moment mais que vous mourrez d’envie de me voir galérer à présenter le livre en live, vous avez de la chance, il y a des VIDÉOS :
  • Chez Rageot, ici et
  • Et chez Croq’lecture, ici

Les premières critiques sont également tombées ! Yay ! 
Wahou le rabat !

Et la suite ? En écriture, un roman en chasse vite un autre : je corrige en ce moment les épreuves de « Vagabonds des airs », qui sortira en mai prochain aux éditions l’Atalante et dont je vous reparlerai tout bientôt. Ensuite, ce sera le tour des corrections d’un petit roman pour les jeunes lecteurs, prévu pour septembre.

Un deuxième extrait du Vent te prendra ?


A un mois pile de la sortie des premiers livres de la collection In Love, Charlotte Bousquet, Fabien Clavel et moi-même vous proposons une nouvelle série d’extrait. Au programme de mon côté, une nuit glaciale et une rencontre… fantomatique.

« Je me suis réveillé en sursaut, la nuque mouillée de sueur. Un souffle froid caressait mon cou. Le vent cinglait la fenêtre, et la bougie que j’avais posée sur le chevet produisait une lumière tremblotante, comme chahutée par un courant d’air. J’ai hésité un moment, puis je me suis levé, décidé à en trouver l’origine. La baie vitrée était brisée, quelques centimètres au dessus du sol. Le verre s’étoilait autour d’un trou circulaire, comme si l’on avait jeté une pierre de l’extérieur. Des flocons de neige s’étaient déposés sur le parquet.
Etrange. 

J’étais certain que la vitre était intacte lorsque je m’étais couché. J’ai saisi quelques livres sur la commode dans l’idée de les entasser devant le trou pour le boucher. Une main a surgi pour attraper ma jambe au moment où je m’agenouillais. J’ai bondi, hurlant sous ce contact glacé… La main ne me lâchait pas ! De petits doigts blancs serraient mon mollet, et je le sentais s’engourdir à une vitesse terrifiante. 

    –   Laissez-moi entrer ! a chuchoté une voix qui ressemblait au gémissement du vent. 

Et j’ai vu la figure pâle d’une jeune fille collée contre la vitre. Sa peau était translucide, ses lèvres et ses paupières bleues, tandis qu’une couche de neige givrait ses cheveux noirs.   

    –   S’il vous plait, laissez-moi rentrer chez moi ! Le vent m’avait emportée si loin… 

La voix du fantôme contenait une mélancolie infinie, une mélancolie qui me contaminait, coulait en moi et refroidissait mon sang… 

    –   Qui êtes-vous ? ai-je murmuré. 

    –   Anna, a-t-elle répondu. Anna Withens. Je vous en prie, ouvrez-moi avant que le vent ne me prenne pour toujours ! »

Et pour le Choix de Bérénice et Ce feu qui me consume, ça se passe chez Fabien et Charlotte

Le vent te prendra en six questions

Après la couverture, puis les extraits, c’est au tour des interviews ! Avec Fabien Clavel et Charlotte Bousquet, nous avons décidé de vous présenter plus en détails nos romans respectifs, grâce à six questions intelligemment concoctées par nous-mêmes.


Pourquoi avoir choisi de vous inspirer de Les Hauts de Hurlevent 
C’est un roman qui a, à mes yeux, une place particulière du fait de sa rudesse. Rudesse du décor, avec son paysage de lande aride et désertique, offrant un parfait contrepoint aux passions violentes qui consument les personnages ; rudesse des caractères, et surtout, des sentiments. Les Hauts de Hurlevent met en effet en scène des personnages séparés par leurs propres choix et qui, par égoïsme, jalousie et désir de vengeance, se détruiront eux-mêmes. 
Cette question des choix, en particulier, était importante pour moi, car elle ne laisse pas de place à l’idée d’un destin tout tracé, qui s’imposerait implacablement aux personnages. C’est un roman dans lequel on choisit d’accepter ou non ses sentiments, de faire souffrir, de pardonner. Et dans lesquel on prouve au final que les cercles vicieux n’ont rien d’éternel.


S’il fallait une image pour décrire l’atmosphère de votre roman, que serait-elle ?

Si vous deviez choisir trois mots pour définir votre roman ?
Passion
Vengeance
Choix

Quelle musique faut-il écouter en lisant votre roman ?
La chanson sur laquelle j’ai écrit le roman, en tout cas, c’était celle-là (je viens de découvrir le clip pour l’occasion, et attention, il est super creepy !).

Que doit-on emporter pour lire votre roman ?
Un bon plaid ! On se caille à Crosswind. 

Qu’est-ce qu’une bonne histoire d’amour ?
Je dirais que c’est d’abord une question d’adversité, de combat nécessaire. Les histoires d’amour impossibles sont les plus touchantes. Elles se construisent contre quelque chose : la famille (Roméo & Juliette, bien sûr), la mort (L’écume des jours, la Nuit des temps), les amants eux-mêmes (les Hauts de Hurlevent).  Et de ces luttes, de victoires et des échecs qui en découlent, viennent les émotions du lecteur : tristesse, joie, peur, rire… 

Pour voir les réponses de Charlotte Bousquet et Fabien Clavel, cliquez ici et !